Le portail occidental
Recherchez la date 1497, signalée dans la documentation locale. La façade est aussi une page d’histoire.
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Une frontière a contribué à faire naître cette église. Séparés de leur ancienne paroisse par le Guiers, les habitants de la rive savoyarde voient s’installer les Carmes vers 1418–1419. Le portail achevé en 1497, le décor peint de 1843–1844 et les pierres tombales témoignent des transformations du lieu. L’église entière est classée Monument historique depuis 1992.
Devant l’église, puis à l’intérieur si elle est ouverte. Le contenu extérieur est accessible à toute heure depuis l’espace public. L’observation des peintures et des dalles suppose l’ouverture de l’église. Respectez les offices, le silence et les consignes d’accueil.
Prenez le temps de regarder
Recherchez la date 1497, signalée dans la documentation locale. La façade est aussi une page d’histoire.
Si l’église est ouverte, observez la grande nef et son unique bas-côté au nord, plutôt qu’un plan symétrique à deux collatéraux.
Les peintures du XIXe siècle couvrent l’intérieur ; les dalles funéraires racontent une autre mémoire de la ville. Ne déplacez aucun objet.
Pour les curieux
À partir de 1355, le Guiers devient une grande limite politique entre le Dauphiné rattaché à la France et les États de Savoie. Les habitants de la rive savoyarde restent séparés de leur ancienne église paroissiale, située de l’autre côté de la rivière.
La documentation locale situe en 1418 la fondation du couvent sous l’impulsion de Louis de Savoie, seigneur du Pont, et vers 1419 l’installation des religieux. Ces Carmes, de l’ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel, auraient été appelés depuis la Provence. La formulation 1418–1419 conserve la nuance entre fondation et installation.
La construction se prolonge sur plusieurs générations. Les conflits affectent le bourg ; une source locale rapporte notamment un pillage par le dauphin en 1454.
En 1491, la documentation mentionne un legs de 300 florins d’or de Jacques de Clermont et de son épouse Jeanne de Poitiers pour la restauration de l’ensemble. En 1497, le portail est terminé par Guillaume Oysellet, ancien curé de Saint-Bénigne de Dijon ; la même année est associée à une épitaphe armoriée de Jean de Montbel.
Le corpus local privilégie 1504 pour un incendie dévastateur suivi d’une souscription destinée à reconstruire l’église et le couvent. Certaines sources secondaires donnent 1506 : cette divergence doit rester explicite.
L’église comporte une grande nef centrale et un seul bas-côté, au nord. Cette organisation est rapprochée des églises d’ordres mendiants. Les guerres, réparations et transformations ont ensuite modifié l’ensemble ; une campagne importante est notamment signalée en 1615.
L’église était accompagnée d’un couvent, de jardins et de bâtiments de service. Des éléments anciens sont intégrés ou transformés autour de la mairie et du presbytère. Une source locale situe une partie de ce dernier au XVIe siècle et mentionne des actes de 1809 relatifs à l’usage communal des anciens bâtiments conventuels.
Les derniers Carmes quittent les lieux vers 1793. L’église perd sa fonction conventuelle et sert notamment de magasin ou de grenier à fourrages.
En 1803, elle devient l’église paroissiale de la rive savoyarde, sous le vocable de Notre-Dame-de-l’Assomption. Près de quatre siècles et demi séparent ainsi le jalon frontalier de 1355 et cette installation paroissiale.
Au XIXe siècle, l’intérieur reçoit un vaste décor peint. La campagne principale de 1843–1844 est attribuée aux artistes de la famille Avondo, originaires de la Valsesia, dans le Piémont, généralement appelés les « frères Avondo » dans les sources locales.
Les reproductions du corpus montrent Gethsémani, la Cène, la Mise au tombeau et la Nativité. Dans la planche 14383, les deux panneaux inférieurs sont Gethsémani et la Cène : l’ancienne identification « Baptême du Christ » n’est pas reprise.
Le terme « peintures murales » est préférable à « fresques » en l’absence d’une preuve technique précise. Les rapprochements avec les modèles italiens liés à Gaudenzio Ferrari constituent un axe d’étude, pas une attribution automatique de chaque œuvre.
Le pavement comprend environ 44 pierres tombales de religieux, nobles, notables et familles pontoises. Les noms Clermont, Poitiers, Montbel, Varax, Crétet et Pravaz apparaissent dans la documentation locale.
Le relevé du caveau ouvert sous le chœur en novembre 1931, signé G. Cholat, représente une chambre funéraire, un cercueil, des ossements et un escalier de six marches. Il ne démontre aucune communication avec la grotte Saint-Félix.
Maître-autel, vitraux, fonts baptismaux, chapelles, statues, tableaux, dalles et œuvres conservées en sacristie participent à la richesse du monument. Une photographie du corpus montre un lave-mains ou lavabo sculpté : ce n’est pas un tombeau.
La source Saint-Félix et les passages voisins invitent à lire l’ensemble à plusieurs niveaux. L’histoire détaillée des galeries et du pèlerinage est présentée à l’étape 3, sans confondre le caveau avec le réseau hydraulique.
L’église est inscrite au titre des Monuments historiques le 21 août 1987, puis classée dans son intégralité le 16 octobre 1992. Le classement remplace la protection antérieure : il serait donc inexact d’écrire que seules les peintures ont été « classées en 1987 ».
À partir de la fin du XXe siècle, plusieurs campagnes de restauration sont engagées. Une photographie des Journées du Patrimoine de septembre 1997 témoigne de l’intérêt collectif porté au lieu. Le corpus ne fournit pas le calendrier exhaustif ni les montants de toutes les interventions.
Le temps long
1506 apparaît dans certaines sources secondaires.
Les traces du passé

Reproduction de la carte postale « L'Église. Nef latérale, Chapelle et Tribune », publiée dans la série La Savoie pittoresque.
Corpus iconographique fourni par le porteur du projet. Auteur du cliché ou de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-P14382-X01
Portail de l'église des Carmes, reproduit dans le bulletin de juillet-août 1981. Date du cliché original non indiquée.
Corpus iconographique fourni par le porteur du projet. Auteur du cliché ou de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-P14374-X01
Le Christ au jardin des Oliviers, ou Gethsémani. Un ange apparaît au Christ tandis que les disciples sont représentés au premier plan ; ce n'est pas le Baptême du Christ.
Corpus iconographique fourni par le porteur du projet. Auteur du cliché ou de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-P14383-X01
La Cène, peinture du chœur des Carmes, sur une reproduction ancienne de La Savoie pittoresque.
Corpus iconographique fourni par le porteur du projet. Auteur du cliché ou de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-P14383-X02
La Mise au tombeau, peinture du chœur des Carmes, sur une reproduction ancienne. Ne pas la légender « Annonciation ».
Corpus iconographique fourni par le porteur du projet. Auteur du cliché ou de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-P14384-X01
La Nativité, peinture du chœur des Carmes, sur une reproduction ancienne de La Savoie pittoresque.
Corpus iconographique fourni par le porteur du projet. Auteur du cliché ou de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-P14384-X02
Reproduction du document intitulé « Caveau — ouvert en 1931 (nov.) », attribué à G. Cholat, avec coupes et escalier. Ce dessin n'identifie pas à lui seul la personne inhumée.
Corpus iconographique fourni par le porteur du projet. Auteur du cliché ou de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-P14375-X01
Reproduction ancienne d'un lave-mains sculpté. Légender comme mobilier conventuel, et non comme monument funéraire.
Corpus iconographique fourni par le porteur du projet. Auteur du cliché ou de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-P14377-X01
Vue du chœur de l'église reproduite avec la légende « La journée du Patrimoine — Église des Carmes — septembre 97 ».
Corpus iconographique fourni par le porteur du projet. Auteur du cliché ou de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-P14478-X01
Illustration des bâtiments riverains et du clocher des Carmes, extraite de l'ouvrage imprimé par Philippe Charat en 1956 ; auteur du dessin non identifié.
Reproduction de l’ouvrage recueilli et imprimé par Philippe Charat, 1956. Corpus fourni par le porteur du projet ; auteur de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-L1-P008-X01Des femmes, des hommes, des savoir-faire
L’impulsion de la fondation des Carmes au début du XVe siècle.
Un legs pour la restauration signalé en 1491.
Des artistes piémontais associés au grand décor peint de 1843–1844.
Une histoire, avec ses nuances
Le corpus local privilégie 1504 ; des sources secondaires donnent 1506.
Le décor est bien peint. La technique de la fresque ne doit pas être affirmée sans étude précise.
Deux espaces voisins sont documentés, mais aucun plan ne prouve leur communication.
Récit consolidé à partir des dossiers historiques transmis en septembre 2026. Les témoignages, traditions et hypothèses ne sont pas assimilés à des faits établis. Les liens externes ne téléchargent aucun document automatiquement.
CONTENU_CARMES.md : chronologie, architecture, décors et mémoire du couvent. Le pack ne contient pas de fichier SOURCES_CARMES.md distinct ; sa traçabilité associe ce texte et les documents de la médiathèque.
Ouvrir le document du corpus →Inscription du 21 août 1987, remplacée par le classement de l’église entière le 16 octobre 1992. Aucune référence de notice POP absente du pack n’a été inventée.
MANIFESTE_MEDIAS.json : Gethsémani et la Cène dans 14383 ; Mise au tombeau et Nativité dans 14384 ; lave-mains dans 14377.
Relevé avec coupes, escalier, cercueil et dalles du chœur. Aucune communication avec la source n’est démontrée.
Ouvrir le document du corpus →