1418–aujourd’hui · au fil des sièclesÉTAPE 04 / 05

Église des Carmes

Six siècles de constructions, de peintures et de mémoire.

Vous êtes ici · L’essentiel

Fondée autour de 1418–1419, l’église des Carmes a connu les guerres, les reconstructions et le départ des religieux. Devenue paroissiale en 1803, elle reçoit le vaste décor peint des Avondo en 1843–1844. Son portail de 1497, ses peintures et ses dalles funéraires permettent de suivre six siècles d’histoire, jusqu’aux protections et restaurations récentes.

1497L’achèvement du portail
1843–1844Le grand décor peint des Avondo
1992Le classement de l’église entière

Devant l’église, puis à l’intérieur si elle est ouverte. Le contenu extérieur est accessible à toute heure depuis l’espace public. L’observation des peintures et des dalles suppose l’ouverture de l’église. Respectez les offices, le silence et les consignes d’accueil.

De 1418 à nos jours

Six siècles, dans l’ordre du temps.

Une fondation, des reconstructions, un décor peint et une mémoire à transmettre : suivez les grandes transformations de l’église.

Se repérer dans le temps · 12 étapes du récit
  1. 1418–1447Une fondation sur la rive savoyarde.
  2. 1454–début du XVIe siècleReconstruire, donner, laisser sa trace.
  3. 1562–1615Les guerres, puis de nouvelles réparations.
  4. 1729–1780Un couvent, des jardins et une source.
  5. Vers 1793–1809De la chapelle des religieux à l’église paroissiale.
  6. 1843–1844La ville se cotise, les murs se couvrent de peintures.
  7. 1851–1872Un orgue, des toitures et un clocher à entretenir.
  8. Début du XXe siècle–novembre 1931Les images de la nef, la mémoire sous les dalles.
  9. 1956Les Carmes dans la mémoire du Pont.
  10. 1987–1992Protéger l’église et retrouver ses abords.
  11. 1997–2003Ouvrir au public, poursuivre les restaurations.
  12. Aujourd’huiRegarder l’église, puis le quartier autour d’elle.

1418–1447

Une fondation sur la rive savoyarde.

Au début du XVe siècle, le Guiers sépare deux pouvoirs, mais les habitants du Pont continuent de vivre de part et d’autre de la rivière. La rive savoyarde reste éloignée de son ancienne église paroissiale, située côté dauphinois. C’est dans ce bourg de frontière que s’installent les religieux de Notre-Dame du Mont-Carmel, venus de Provence selon la notice paroissiale.[2][3]

En 1418, Louis de Savoie, prince d’Achaïe et de Morée, prévoit par testament un legs de 1 000 florins pour une chapelle dédiée à l’ordre du Mont-Carmel. La fondation et l’installation des Carmes sont situées autour de 1418–1419. La prière des religieux doit entretenir la mémoire du fondateur ; leur présence donne aussi un nouveau centre religieux à cette rive.[1][3]

La dotation n’est pourtant pas réglée d’un seul coup. Le récit de fondation indique qu’en 1447, seuls 600 florins ont été versés. Il rapporte ensuite une cession des moulins ducaux et de leurs droits d’eau pour compléter les ressources du couvent. À la chapelle s’ajoute ainsi un patrimoine qui aide les religieux à vivre et à entretenir les lieux.[1]

1454–début du XVIe siècle

Reconstruire, donner, laisser sa trace.

L’établissement connaît bientôt les violences de la frontière. Le récit de visite rapporte qu’en 1454, une attaque dauphinoise ravage la partie savoyarde du bourg et atteint l’église et le couvent. Les constructions que l’on découvre ensuite sont le résultat d’une histoire de réparations, de dons et de reprises, plutôt que d’un chantier unique.[1][3]

En 1491, le couvent compte dix religieux selon ce même récit. Jacques de Clermont et Jeanne de Poitiers figurent parmi ses bienfaiteurs : la chronologie locale mentionne un legs de 300 florins d’or pour la restauration. D’autres dons — calice, cloche, reliquaire — associent les objets du culte à la mémoire des donateurs. En retour, les Carmes doivent prier pour eux ; les sépultures seigneuriales prennent place dans l’église.[1][3]

Le portail occidental apporte un repère inscrit dans la pierre : 1497. La notice paroissiale reproduit une inscription associant son achèvement à Guillaume Oysellet, ancien curé de Saint-Bénigne de Dijon. La même période est marquée par les monuments funéraires de familles telles que les Montbel : les pierres de l’église gardent les noms de ceux qui ont voulu y laisser leur mémoire.[2][3]

Le portail gothique occidental de l’église des Carmes sur une photographie ancienne.
Le portail, achevé en 1497Une vue ancienne reproduite dans le bulletin de juillet–août 1981. La date 1497 concerne le portail, non le cliché.

Au début du XVIe siècle, il faut encore réunir de l’argent pour reconstruire. Les récits locaux ne donnent pas tous la même date pour l’incendie évoqué à cette époque : 1504 ou 1506. Le document de visite situe en 1504 l’indulgence accordée par Jules II aux personnes contribuant au relèvement du couvent. La collecte circule dans le diocèse de Belley ; les contributions sont modulées selon les moyens des fidèles. Au-delà des grands donateurs, tout un territoire est ainsi appelé à soutenir le chantier.[1][3]

1562–1615

Les guerres, puis de nouvelles réparations.

Les guerres de Religion troublent à leur tour le pays du Guiers. Le baron des Adrets apparaît dans les récits de ces violences, avec des incursions rapportées en 1562 et en 1565. Une supplique de 1564, citée dans le document de visite et attribuée au curé Pierre Mareschal, évoque des destructions à l’église du Pont et à la chapelle Sainte-Catherine. Elle renseigne les troubles de la région, sans établir à elle seule tous les épisodes racontés à propos des Carmes.[1]

Le récit le plus spectaculaire place en 1565 des prises d’otages, un incendie, la pendaison de deux moines et la fuite d’autres religieux par un souterrain. Mais ces détails sont transmis par des auteurs du XIXe siècle — Louis, puis l’abbé Perrin — dont le document de visite souligne l’absence de sources explicites. Ils appartiennent à la mémoire écrite du lieu ; on ne peut pas les raconter comme des faits tous démontrés.[1]

Une campagne de réparation est signalée en 1615. L’édifice prend forme au fil de ces transformations. Il conserve une organisation dissymétrique : une grande nef et un seul bas-côté, au nord. Ce plan, les chapelles et les bâtiments voisins permettent de comprendre que l’église faisait partie d’un ensemble conventuel plus vaste.[2][3]

1729–1780

Un couvent, des jardins et une source.

La mappe sarde reproduite dans le document de visite, et datée de 1729 par sa légende, replace l’église dans son quartier. Autour d’elle se trouvent le couvent, des bâtiments de service, des jardins et des terrains cultivés. Le passage au-dessus de Saint-Félix assure une liaison entre des espaces situés à différents niveaux. Cette carte renseigne leur organisation, sans dater la construction de chaque élément.[1]

Extrait de carte montrant l’église, les bâtiments des Carmes et les parcelles autour du Guiers.
Le quartier des Carmes sur la mappe sardeExtrait daté de 1729 par la légende du document : église, couvent, terrains et passage au-dessus de Saint-Félix.

La vie religieuse ne se limite pas aux murs de la nef. Jusqu’en 1780, selon le récit consacré à Saint-Félix, une relique du saint est vénérée dans la chapelle des Carmes. Les pèlerins apportent de l’huile pour la lampe, puis emportent de l’eau de la source, réputée soulager les maux d’yeux. Il s’agit d’une croyance liée au pèlerinage, non d’une propriété médicale établie. L’église et la fontaine sont alors deux moments d’une même visite.[4]

Les objets rappellent aussi la vie quotidienne et les usages du couvent. La photographie d’un lave-mains sculpté en conserve un exemple : sa vasque et son décor appartiennent au mobilier, et non aux monuments funéraires. La reproduction ne précise pas la date de sa réalisation.[5]

Pour suivre plus en détail l’histoire des reliques, des pèlerinages et de l’eau, la page de la source Saint-Félix prolonge cette lecture du quartier.

Lave-mains sculpté avec un décor en relief et une vasque.
Un lave-mains sculptéUn élément du mobilier des Carmes, conservé par la photographie. Sa date de réalisation n’est pas indiquée.

Vers 1793–1809

De la chapelle des religieux à l’église paroissiale.

La Révolution interrompt la présence des Carmes. Les derniers religieux quittent les lieux vers 1793 ; la chapelle perd sa fonction conventuelle et sert notamment de magasin ou de grenier à fourrages. Les anciens bâtiments changent d’usage, mais l’ensemble ne disparaît pas du paysage du bourg.[3]

En 1803, l’église devient paroissiale sous le vocable de Notre-Dame-de-l’Assomption. La courte notice reproduite en 1981 donne le 4 août comme date de cette érection en paroisse et rappelle les frais de restauration supportés par les habitants. Le sanctuaire n’est plus celui d’une communauté de Carmes : il devient celui de la population de la rive savoyarde.[2][3]

Des actes de 1809 sont également mentionnés dans la documentation historique à propos de l’usage communal des anciens bâtiments conventuels. Autour de l’église, les espaces aujourd’hui associés à la mairie et au presbytère prolongent cette transformation des lieux religieux en lieux de vie de la commune.[3]

Carte postale ancienne des bâtiments riverains et du clocher des Carmes.
L’église et les bâtiments au-dessus de la rivièreCarte postale ancienne : les Carmes s’inscrivent dans un ensemble bâti qui domine le Guiers.

1843–1844

La ville se cotise, les murs se couvrent de peintures.

Au XIXe siècle, les habitants donnent à leur église un nouveau visage intérieur. La grande campagne décorative est située en 1843–1844 ; le récit de visite met l’accent sur la souscription volontaire de 1844, lancée à l’initiative de l’archiprêtre. Les dons ne financent plus seulement la réparation des murs : ils permettent de transformer tout l’espace dans lequel la paroisse se rassemble.[1][2][3]

Le chantier est confié aux Avondo, peintres piémontais originaires de la Valsesia. Le document de visite nomme Alonzo et Giuseppe Antonio et rapporte une exécution en sept mois : environ 2 800 m² de surfaces peintes, dont 1 550 m² sur les voûtes, avec quatre grandes scènes et vingt-sept médaillons. Ce sont les dimensions d’un décor qui enveloppe le regard, du chœur aux parties hautes de la nef.[1]

Les reproductions anciennes permettent d’en reconnaître les sujets : le Christ au jardin des Oliviers, la Cène, la Mise au tombeau et la Nativité. On parle ici de peintures murales : le mot « fresques », souvent employé dans les récits locaux, ne suffit pas à identifier précisément la technique picturale.[2][3][5]

Peinture représentant le Christ au jardin des Oliviers, un ange et les disciples.
Le Christ au jardin des OliviersGethsémani : une reproduction ancienne du décor du chœur.
Reproduction ancienne de la Cène peinte dans l’église des Carmes.
La CèneLe dernier repas du Christ avec les apôtres, sur une reproduction ancienne.

Le récit de visite rapproche plusieurs compositions de modèles italiens de Gaudenzio Ferrari, notamment la Cène de Santa Maria della Passione à Milan. Ce rapprochement ouvre une lecture du décor à l’échelle des échanges artistiques avec l’Italie ; il ne permet pas d’attribuer automatiquement chaque scène à un modèle unique.[1]

Peinture de la Mise au tombeau, entourée de son encadrement décoratif.
La Mise au tombeauTitre retenu d’après la légende de la reproduction ancienne.
Reproduction ancienne de la Nativité peinte dans l’église des Carmes.
La NativitéUne scène de la naissance du Christ dans le décor peint des Carmes.

Les tableaux ne sont qu’une partie de cet ensemble. Médaillons, encadrements et motifs peints accompagnent les lignes de l’architecture. Les vitraux, le maître-autel, les fonts baptismaux, les statues et les œuvres de la sacristie complètent la richesse du sanctuaire. En visitant l’intérieur, le regard passe sans cesse des images aux voûtes, puis aux objets du culte.[2][3]

1851–1872

Un orgue, des toitures et un clocher à entretenir.

Après les peintures vient le projet d’un orgue. À la suite du jubilé de 1851, une nouvelle souscription réunit environ 3 000 francs. Le comte Pillet-Will apporte 1 400 francs supplémentaires. Le récit situe en 1851–1852 cette recherche de financement et attribue la réalisation de l’instrument à Mayer, facteur d’orgues à Grenoble.[1]

Vue ancienne de la nef latérale, de ses voûtes peintes et de la tribune des Carmes.
La nef latérale, la chapelle et la tribuneCarte postale ancienne de La Savoie pittoresque. La photographie n’est pas datée.

En 1864, les travaux concernent les toitures et les murs de l’église et du presbytère. Un devis de 15 222 francs, dressé par l’architecte cantonal Permezel, est approuvé par le conseil municipal. L’entretien du sanctuaire est aussi une affaire de bâtiments exposés aux intempéries, qu’il faut continuellement réparer.[1]

En 1872, le clocher nécessite à son tour une intervention urgente. L’entreprise Abriond, de Chambéry, est chargée de recouvrir le grand dôme d’ardoises et le petit de fer-blanc peint. Le document fait état d’un budget passé de 863 à 2 307 francs et du concours du Révérend Père Général de la Grande Chartreuse et du baron de Crousaz-Crétet. L’histoire du clocher rejoint ainsi celle des collectes qui ont jalonné la vie de l’église.[1]

Début du XXe siècle–novembre 1931

Les images de la nef, la mémoire sous les dalles.

Une carte postale présentée comme datant du début du XXe siècle montre l’intérieur des Carmes : des rangées de chaises, la chaire et les grandes surfaces peintes. Elle permet de retrouver l’atmosphère d’un état ancien du sanctuaire, avant les campagnes de restauration plus récentes.[1]

Vue dans le bon sens de la nef des Carmes, avec ses voûtes peintes, ses chaises et la chaire à droite.
L’intérieur au début du XXe siècleLe décor peint, les rangées de chaises et la chaire sur une carte postale ancienne.

Sous les pas des fidèles se trouve une autre mémoire. La documentation locale recense environ 44 pierres tombales de religieux, de nobles, de notables et de familles pontoises. Les noms de Clermont, Poitiers, Montbel, Varax, Crétet et Pravaz y sont associés. Le lieu du culte est aussi un lieu de sépulture, où les générations ont laissé leurs traces.[2][3]

En novembre 1931, l’ouverture d’un caveau sous le chœur est consignée sur un relevé signé G. Cholat. Le dessin représente une chambre funéraire, un cercueil, des ossements et un escalier de six marches, avec des coupes permettant de comprendre les niveaux. Il ne prouve pas une communication avec la grotte Saint-Félix : la proximité des deux espaces ne permet pas de les confondre.[6]

Plan et coupes du caveau sous le chœur des Carmes, signés G. Cholat et datés de novembre 1931.
Le caveau ouvert en novembre 1931Le relevé de G. Cholat représente la chambre funéraire, ses coupes et son escalier.

1956

Les Carmes dans la mémoire du Pont.

En 1956, Philippe Charat rassemble l’histoire locale dans Le Pont-de-Beauvoisin, ses légendes historiques, ses vieilles coutumes. L’église, la fontaine et le Guiers y participent d’une même histoire. Le dessin reproduit dans l’ouvrage montre les Carmes au milieu des bâtiments riverains : le monument est aussi un repère dans le paysage des deux rives.[7]

Dessin de l’église, des bâtiments riverains et du pont sur le Guiers.
Les Carmes dans le paysage du GuiersDessin reproduit dans l’ouvrage de Philippe Charat publié en 1956.

Ce regard aide à relier ce que l’on observe pendant la promenade : le clocher, les maisons au-dessus de l’eau, les murs de soutènement et les passages. Les récits de Charat conservent aussi des traditions locales ; leur intérêt pour la mémoire du lieu ne dispense pas de distinguer ces traditions des documents datés.[7]

1987–1992

Protéger l’église et retrouver ses abords.

Une nouvelle étape s’ouvre avec la protection patrimoniale. L’église est inscrite au titre des Monuments historiques le 21 août 1987. En 1991, le Contrat de Petite Ville prévoit parallèlement la mise en valeur de son environnement : jardins de la mairie, presbytère, cheminements, liaison avec Saint-Félix et remise en état du pont des Carmes. Ces dispositions sont celles d’un programme ; elles ne datent pas à elles seules l’achèvement de chaque intervention.[3][8]

Le 16 octobre 1992, le classement concerne l’église entière et remplace la protection précédente. Il ne se limite donc pas aux peintures. Architecture, décors et mobilier se lisent ensemble dans l’histoire du monument.[3]

Les articles municipaux consacrés aux abords racontent aussi la rénovation du jardin de la mairie et du passage Clermont-Tonnerre. Façades, ferronneries, petits espaces plantés et accès composent une autre manière de découvrir le quartier. Le portail photographié ci-contre appartient à cette histoire des aménagements ; le numéro et la date du bulletin conservé ne sont pas visibles.[8]

Portail en fer forgé du jardin de la mairie, avec ses volutes et sa croix centrale.
Le portail du jardin de la mairieUne ferronnerie photographiée lors de la mise en valeur du jardin et du passage Clermont-Tonnerre.

1997–2003

Ouvrir au public, poursuivre les restaurations.

Une photographie du chœur porte une légende précise : « Église des Carmes — septembre 97 », à l’occasion des Journées du patrimoine. Elle témoigne de la place prise par le monument dans la découverte collective de l’histoire locale.[9]

Le chœur illuminé des Carmes, ses peintures et ses vitraux, en septembre 1997.
Le chœur lors des Journées du patrimoineLa légende du bulletin date cette vue de septembre 1997.

Un autre bulletin décrit une visite réunissant les Carmes, la salle capitulaire, le jardin de l’Hôtel de Ville, le passage Clermont-Tonnerre et Saint-Félix. Il annonce la présentation de la source au public pour la première fois dans cette opération — et non la première ouverture de l’église. L’année de ce bulletin n’est pas visible ; il n’est donc pas confondu avec la photographie datée de 1997.[9]

Au début des années 2000, les façades font l’objet d’un chantier. Un éditorial annonce pour 2003 la fin du ravalement de l’église, tandis que la photographie montre les échafaudages devant le portail. Ce document constitue un jalon de la restauration : il donne une échéance annoncée, sans être un procès-verbal d’achèvement.[10]

Façade occidentale des Carmes sous les échafaudages d’un chantier de ravalement.
La façade sous les échafaudagesLe bulletin annonce pour 2003 la fin du ravalement. Cette photographie montre le chantier, pas sa réception.

Aujourd’hui

Regarder l’église, puis le quartier autour d’elle.

La visite permet de suivre les traces laissées par ces époques successives. Devant le portail, recherchez le repère de 1497. À l’intérieur, si l’église est ouverte, observez la grande nef et son unique bas-côté au nord, puis les peintures, la tribune et les dalles funéraires. Ces éléments n’appartiennent pas tous à la même campagne : leur rencontre fait l’histoire du lieu.[1][2][3]

L’église et le presbytère au-dessus du Guiers, entourés d’arbres.
Les Carmes et le GuiersUne vue publiée à l’occasion d’une Journée du patrimoine ; année de cette édition non visible sur la page conservée.

Depuis les espaces publics, la relation avec le Guiers reste essentielle : jardins et bâtiments se succèdent au-dessus de la rivière, tandis que les passages conduisent vers Saint-Félix. Pour poursuivre la visite, rejoignez le pont François Ier, dernière étape du parcours. Respectez les offices, le silence et les consignes d’accueil ; n’entrez pas dans les espaces fermés.

Références et crédits

Les numéros dans le récit renvoient aux références ci-dessous. Les légendes distinguent les dates des événements, des documents et des prises de vue. Les sources qui ne concordent pas restent présentées avec leurs réserves.

  1. 1 · Récit de visite
    L’église et le couvent des Carmes : quand la foi ne meurt jamais tout à fait

    Document de visite transmis en septembre 2026, quatre pages. Fondation et dotation, reconstructions, guerres de Religion, campagne Avondo, orgue et travaux du XIXe siècle. Les trois illustrations comprennent une vue des bords du Guiers, une carte postale de l’intérieur et la mappe sarde.

  2. 2 · Notice paroissiale
    Église paroissiale de Pont-de-Beauvoisin · Courte notice

    Reproduction publiée dans le bulletin n° 54 de juillet–août 1981, avec un texte ancien signé S. B., curé, 1937 et une référence aux archives paroissiales. Inscription du portail, réparations de 1615, paroisse de 1803, peintures, mobilier et pierres tombales.

    Consulter la notice reproduite ↗
  3. 3 · Histoire du monument
    Notice historique des Carmes

    Synthèse historique de la visite : installation des religieux, legs de 1491, architecture, usages révolutionnaires et communaux, sépultures et chronologie des protections de 1987 et 1992. Les divergences de datation de l’incendie du début du XVIe siècle sont signalées dans le récit.

  4. 4 · Pèlerinage et usages de l’eau
    La Fontaine Saint-Félix · Récit de visite

    Document transmis en septembre 2026. Vénération de la relique, fiole d’huile et eau réputée soulager les yeux. Ces croyances sont présentées comme une histoire du pèlerinage ; aucune efficacité médicale ni potabilité n’en est déduite.

    Lire l’histoire de Saint-Félix ↗
  5. 5 · Iconographie ancienne
    La Savoie pittoresque · Peintures et mobilier des Carmes

    Reproductions du Christ au jardin des Oliviers, de la Cène, de la Mise au tombeau et de la Nativité. Les légendes des reproductions servent à identifier les sujets. Le lave-mains est un élément du mobilier, sans datation donnée dans la reproduction.

    Voir la planche du chœur ↗ Voir la Nativité et la Mise au tombeau ↗
  6. 6 · Relevé
    G. Cholat · Caveau ouvert en novembre 1931

    Plan et coupes du caveau sous le chœur, avec chambre funéraire et escalier. Ce relevé ne démontre pas une communication avec la source Saint-Félix.

    Consulter le relevé ↗
  7. 7 · Histoire locale
    Philippe Charat · Le Pont-de-Beauvoisin, 1956

    Le Pont-de-Beauvoisin, ses légendes historiques, ses vieilles coutumes. Ouvrage historique local associant documents, traditions et mémoire des lieux. Le dessin de l’église et des bords du Guiers est reproduit sans nom d’illustrateur.

    Voir le dessin dans l’ouvrage ↗
  8. 8 · Mise en valeur des abords
    Le Tambour de Ville · Contrat de Petite Ville 1991 et jardin de la mairie

    Programme des abords de l’Hôtel de Ville et du presbytère, des cheminements et de Saint-Félix ; article sur l’aménagement du jardin et du passage Clermont-Tonnerre. La programmation de 1991 est distincte des dates effectives des travaux.

    Consulter l’article sur le jardin ↗
  9. 9 · Visites patrimoniales
    Le Tambour de Ville · Journées du patrimoine

    Une vue du chœur est explicitement légendée septembre 1997. Un autre article, sans année lisible, décrit le programme d’un dimanche 15 septembre ; la première présentation qu’il mentionne concerne la source Saint-Félix. Les deux pièces ne sont pas datées par assimilation.

    Consulter la page de 1997 ↗ Consulter l’article sur la visite ↗
  10. 10 · Restauration
    Le Tambour de Ville · Éditorial annonçant les travaux de 2003

    Page photographiée présentant la façade sous échafaudages et annonçant la fin de son ravalement pour 2003. Elle documente le chantier et son calendrier prévisionnel, sans certifier la date de réception.

Illustrations : cartes postales, reproductions de bulletins municipaux et paroissiaux, documents de visite et ouvrage de Philippe Charat. Le relevé du caveau est signé G. Cholat. Les autres photographes ou illustrateurs ne sont pas identifiés dans les exemplaires transmis. Les droits d’utilisation ont été déclarés par le détenteur des documents. La photographie de l’intérieur a seulement été remise à l’endroit ; aucune partie de l’image n’a été recréée.

05

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Étape précédente : Saint-Félix

Illustration de l’église des Carmes

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