1418–1447
Une fondation sur la rive savoyarde.
Au début du XVe siècle, le Guiers sépare deux pouvoirs, mais les habitants du Pont continuent de vivre de part et d’autre de la rivière. La rive savoyarde reste éloignée de son ancienne église paroissiale, située côté dauphinois. C’est dans ce bourg de frontière que s’installent les religieux de Notre-Dame du Mont-Carmel, venus de Provence selon la notice paroissiale.[2][3]
En 1418, Louis de Savoie, prince d’Achaïe et de Morée, prévoit par testament un legs de 1 000 florins pour une chapelle dédiée à l’ordre du Mont-Carmel. La fondation et l’installation des Carmes sont situées autour de 1418–1419. La prière des religieux doit entretenir la mémoire du fondateur ; leur présence donne aussi un nouveau centre religieux à cette rive.[1][3]
La dotation n’est pourtant pas réglée d’un seul coup. Le récit de fondation indique qu’en 1447, seuls 600 florins ont été versés. Il rapporte ensuite une cession des moulins ducaux et de leurs droits d’eau pour compléter les ressources du couvent. À la chapelle s’ajoute ainsi un patrimoine qui aide les religieux à vivre et à entretenir les lieux.[1]















