Du Moyen Âge à nos jours · franchir le GuiersÉTAPE 05 / 05

Le pont frontière

Un passage, deux rives, des siècles d’histoire.

Vous êtes ici · L’essentiel

Ici, franchir le Guiers a longtemps signifié changer de souverain. La frontière se fixe progressivement au Moyen Âge ; le pont de pierre prend forme au XVIe siècle, avant de connaître barrières, cortèges et transformations. En 1860, on ne change plus de pays en le traversant. Le 23 juin 1940, le vieux pont est détruit. Sa reconstruction, puis la création d’un second franchissement à la fin du XXe siècle, prolongent cette histoire du passage.

1355–1377La fixation progressive de la frontière
1860La fin de la frontière d’État
1940Le vieux pont est détruit

Gardez le passage libre. Pour lire ou scanner le QR code au milieu du pont, restez sur l’espace piéton et arrêtez-vous sans gêner les autres usagers. Ne vous placez jamais sur la chaussée pour prendre une photographie.

Du Moyen Âge à nos jours

Suivre le passage,
remonter le temps.

Une rivière, deux rives, des ponts successifs : suivez leur histoire dans l’ordre des événements.

Se repérer dans le temps · 13 étapes du récit
  1. XIIIe–XVe sièclesD’abord un passage, puis une frontière.
  2. 1517–1583Le long chantier du pont de pierre.
  3. 1661–1696Contrôler le passage, accueillir une princesse.
  4. Milieu du XVIIIe siècle–1761Marchandises, contrebande et barrière rouge.
  5. 1771–1775Les deux villes au rythme des mariages princiers.
  6. 1792–1808Effacer la frontière, réunir les communes ?
  7. 1815–1860La frontière revient, puis s’efface durablement.
  8. 1875–1885Le vieux pont entre dans la photographie.
  9. Années 1890–début du XXe siècleÉlargir le pont, changer son visage.
  10. Juin 1940Le jour où le passage est rompu.
  11. Après juin 1940Vivre sans pont, puis reconstruire.
  12. Années 1990–1997Un deuxième pont pour d’autres circulations.
  13. La mémoire du lieu, jusqu’à aujourd’huiLe pont reste un lien.

XIIIe–XVe siècles

D’abord un passage, puis une frontière.

Avant d’être une limite entre deux pays, le Guiers est une rivière qu’il faut traverser. Le bourg se développe autour de ce passage, sur les routes qui relient la vallée du Rhône, le Dauphiné et la Savoie. La charte accordée par Amédée V en 1288 favorise les habitants et leurs activités. Au début du XIVe siècle, les mentions du péage témoignent déjà du mouvement des marchandises. Le pont fait vivre les marchés, les auberges et les métiers du bourg.[2], [6]

Le transfert du Dauphiné à la France, en 1349, puis le traité de Paris du 5 janvier 1355, changent la portée de ce franchissement. Mais le partage ne se fixe pas en un seul jour. Philippe Charat rapporte un accord de 1376 organisant deux communautés, puis un règlement en 1377 : la rive droite revient au comte de Savoie, la rive gauche au Dauphin. Les contestations dans l’Entre-deux-Guiers se prolongent bien au-delà.[3]

Deux souverainetés se font désormais face, sans que cessent les échanges quotidiens. Côté Savoie, l’installation des Carmes en 1419 participe à la vie de cette rive. En 1451, une conférence entre représentants du duc et du Dauphin discute encore des droits sur la rivière, du péage et des installations défensives. La charge d’entretenir le pont reste, elle aussi, un sujet de querelle.[3], [6]

1517–1583

Le long chantier du pont de pierre.

Au début du XVIe siècle, le pont de bois est vulnérable aux crues autant qu’aux désaccords entre les deux rives. Le dossier de visite rapporte des réparations contestées en 1517. Charat décrit ensuite un chantier lancé en avril 1518, ruiné dès juin par une crue extraordinaire. En 1526, de nouveaux travaux provoquent les protestations des Dauphinois : on a entaillé leur rive sans leur permission. Une partie des ouvrages doit être démolie.[1], [6]

Quand le pont manque, les habitants passent autrement. Charat relate, en 1528, l’installation d’un bac par les officiers ducaux, puis d’un autre par le procureur du Dauphin. Les traversées deviennent à leur tour une affaire de droits et de recettes. Même pour franchir quelques mètres d’eau, chacun entend garder la maîtrise de sa rive.[6]

La construction en pierre connaît plusieurs reprises. Charat rattache l’intervention de François Ier à un édit de 1536 et nomme l’architecte Du Fraisne ; le dossier de visite distingue une décision prise sous Henri II en 1548. Ces repères ne permettent pas de réduire l’histoire à une unique année de construction. Le passage d’Henri III, de retour de Pologne en 1574, rappelle aussi le rôle de cette route dans les voyages des souverains.[6], [1], [2]

Les lettres de 1582–1583 reproduites par Charat montrent encore les démarches nécessaires pour obtenir les matériaux et reprendre les travaux. Le dossier de visite retient 1583 comme l’accord final, avec les armes des souverains gravées dans la pierre. Le nom de pont François-Ier garde la mémoire du projet royal ; il ne signifie pas qu’un seul roi ait mené tout le chantier.[6], [1]

Le pont ancien entre les deux rives. Une évocation du pont en arche et du bourg. La date du dessin n’est pas précisée.
Le pont ancien entre les deux rivesUne évocation du pont en arche et du bourg. La date du dessin n’est pas précisée.

1661–1696

Contrôler le passage, accueillir une princesse.

Le pont est devenu un poste-frontière, mais les habitants ne souhaitent pas qu’il se transforme en obstacle permanent. En 1661, un projet de barrière de fer côté dauphinois suscite leur opposition. Commerces, maisons et relations familiales dépendent de la libre circulation entre les deux rives. Selon le dossier de visite, la barrière est autorisée mais n’est pas construite.[1]

La même frontière devient parfois une scène diplomatique. Charat raconte l’arrivée de Marie-Adélaïde de Savoie en octobre 1696, à l’occasion de son départ vers la cour de France. Le carrosse royal est amené au milieu du pont et les escortes se disposent de part et d’autre de la limite. Le récit évoque jusqu’au changement de page chargé de porter la robe de la princesse. Traverser le Guiers, c’est alors quitter une cour pour entrer dans une autre.[4]

Milieu du XVIIIe siècle–1761

Marchandises, contrebande et barrière rouge.

Sur l’itinéraire de Lyon à Chambéry et à Turin, le pont voit passer marchands, voyageurs, soldats et diplomates. Les péages et les douanes tirent parti de cette circulation. Mais les différences de taxes et de réglementations encouragent aussi des échanges clandestins, notamment de sel et de tabac.[2]

Louis Mandrin reste la figure la plus connue de cette histoire frontalière. Dans les années 1750, la Savoie lui sert de refuge face aux autorités françaises. Son arrestation en territoire savoyard en 1755 provoque un incident diplomatique. Sa mémoire rappelle une frontière que l’on contrôle, mais que l’on cherche aussi à contourner.[2]

Le traité de Turin de 1760 précise la délimitation. Une borne armoriée datée de 1761 en devient un repère matériel. Le dossier de visite décrit également une barrière installée vers 1760 côté savoyard : du chêne massif, une largeur d’environ quatre mètres et une peinture rouge. La frontière se lit désormais dans les objets mêmes du passage.[2], [1]

1771–1775

Les deux villes au rythme des mariages princiers.

Les alliances entre les cours de France et de Savoie donnent lieu à de nouveaux passages : Marie-Joséphine en 1771, Marie-Thérèse en 1773, puis Clotilde de France en 1775. Les réceptions ne se déroulent pas toutes de la même manière ni uniquement au milieu du pont. Pour 1771, Charat décrit une présentation dans une grande salle, où une ligne sur le plancher représente la frontière.[4]

En 1775, la ville accueille Clotilde de France, promise au prince de Piémont. Tentures, peintures et cérémonies transforment le parcours d’une rive à l’autre. L’histoire de cette réception se prolonge à la Maison Rivoire. Le pont, les maisons et les rues participent ensemble à la mise en scène de l’événement.[4], [2]

1792–1808

Effacer la frontière, réunir les communes ?

Le rattachement révolutionnaire de la Savoie à la France, en 1792, fait disparaître la frontière internationale. Selon la tradition locale rapportée dans le dossier historique, la borne de 1761 est alors jetée dans le Guiers. Charat évoque aussi l’effacement des armes royales sculptées sur le pont en 1793. Les signes de l’ancienne séparation sont contestés jusque dans la pierre.[2], [6]

Les deux communes subsistent pourtant. En 1808, une demande de réunion fait l’objet d’une correspondance administrative et d’un long mémoire reproduits par Charat. Le débat ne concerne pas seulement la proximité des maisons : il touche les cantons, les départements, la justice, les marchés, les impôts et les paroisses. Les avantages d’une réunion sont discutés, tout comme ses inconvénients. Ce dossier montre combien il est difficile de faire coïncider une ville vécue de part et d’autre de l’eau avec une seule organisation administrative.[5]

1815–1860

La frontière revient, puis s’efface durablement.

En 1815, la Savoie revient au royaume de Sardaigne : le Guiers redevient une frontière d’État. Une nouvelle borne est installée en 1822. Le dossier historique rapporte que l’ancienne borne de 1761 aurait été retrouvée dans la rivière en 1826. Ces récits conservent le souvenir des objets qui ont matérialisé les changements politiques ; ils ne suffisent pas à en fixer l’emplacement actuel.[2]

Le rattachement de la Savoie à la France, en 1860, met fin à cette séparation internationale. On ne change plus de pays en traversant le pont. Le Guiers demeure toutefois la limite entre l’Isère et la Savoie : deux communes continuent à partager le passage, la rivière et une grande partie de leur quotidien.[2]

1875–1885

Le vieux pont entre dans la photographie.

Les photographies de la fin du XIXe siècle permettent de retrouver un paysage disparu. L’ouvrage présente un dos d’âne marqué ; ses accès se resserrent entre les maisons. Charat décrit de petits escaliers latéraux qui aidaient les piétons à gravir la pente. La vue légendée 1875 montre le rapport étroit entre l’arche et les bâtiments au bord de l’eau.[6], [8]

Le pont et le Guiers en 1875. La photographie montre le pont en dos d’âne et les maisons riveraines avant les transformations de la fin du XIXe siècle.
Le pont et le Guiers en 1875La photographie montre le pont en dos d’âne et les maisons riveraines avant les transformations de la fin du XIXe siècle.

Deux autres images montrent le pont en pierre et une scène de passage près d’une borne. Le dossier de visite date la première de 1885 ; Charat reproduit la seconde sous la même année. Ces vues ne donnent pas seulement une silhouette au pont : elles rendent perceptibles son étroitesse, sa pente et la proximité de la ville.[1], [6]

Le pont de pierre en 1885. Date donnée par la légende du dossier de visite.
Le pont de pierre en 1885Date donnée par la légende du dossier de visite.
Au sommet du vieux pont. Deux passants auprès d’une borne, sur une photographie ancienne. Charat reproduit cette même scène sous la date de 1885.
Au sommet du vieux pontDeux passants auprès d’une borne, sur une photographie ancienne. Charat reproduit cette même scène sous la date de 1885.

Années 1890–début du XXe siècle

Élargir le pont, changer son visage.

À la fin du XIXe siècle, l’ancien ouvrage est adapté à la circulation. Le dossier de visite mentionne une adjudication en mars 1892 ; Charat situe en 1894 un adoucissement de la pente et l’élargissement par des trottoirs portés sur des arceaux de fer. Les sources donnent donc plusieurs repères pour cette transformation, et non une seule date à retenir sans distinction.[1], [6]

Les nouveaux garde-corps et les trottoirs modifient la physionomie du passage. La presse locale citée dans le dossier de visite salue un quartier rajeuni. Le pont garde son arche et sa place entre les maisons, mais il s’inscrit désormais dans un autre paysage de rues, de commerces et de véhicules.[1]

Le pont dans le paysage des deux villes. Vue ancienne non datée dans le document : l’arche, le clocher et les façades riveraines composent un même paysage.
Le pont dans le paysage des deux villesVue ancienne non datée dans le document : l’arche, le clocher et les façades riveraines composent un même paysage.

La carte postale légendée 1905 ouvre une perspective vers la rue Gambetta. Une autre photographie montre une voiture hippomobile au passage. Les façades, les balcons et les garde-corps sont autant de détails à comparer : ils racontent le lien entre le pont et les rues qui le prolongent.[1], [8]

Le pont et la rue Gambetta en 1905. Une carte postale légendée « Le pont en 1905 » dans le dossier de visite.
Le pont et la rue Gambetta en 1905Une carte postale légendée « Le pont en 1905 » dans le dossier de visite.
Une voiture hippomobile sur le pont. Les garde-corps métalliques accompagnent le passage d’une voiture attelée. Le cliché n’est pas daté.
Une voiture hippomobile sur le pontLes garde-corps métalliques accompagnent le passage d’une voiture attelée. Le cliché n’est pas daté.

Juin 1940

Le jour où le passage est rompu.

Avec l’avancée allemande, le pont retrouve une fonction militaire. Le génie français prépare sa destruction en juin. Le dossier de visite rapporte l’installation de charges d’explosif et un dispositif d’alerte au tocsin pour laisser aux habitants le temps de gagner les abris. Le 23 juin 1940, le vieux pont est détruit afin de ralentir la progression vers la Savoie.[1], [7]

Les récits décrivent un quartier dévasté : des maisons sont endommagées ou incendiées et des habitants évacuent vers la campagne. Le dossier de visite mentionne notamment la perte de la maison natale de Charles-Gabriel Pravaz. Il rapporte aussi l’entrée des troupes allemandes le même jour et une occupation de onze jours. Les photographies montrent la rupture du franchissement et l’ampleur des destructions.[1]

Les destructions de 1940. Décombres et bâtiments endommagés dans le quartier du pont.
Les destructions de 1940Décombres et bâtiments endommagés dans le quartier du pont.
Les rives après l’explosion. L’absence du pont bouleverse le paysage et coupe la liaison habituelle entre les deux villes.
Les rives après l’explosionL’absence du pont bouleverse le paysage et coupe la liaison habituelle entre les deux villes.

Pour les habitants, la perte est immédiate et concrète. Le pont n’est pas seulement un ouvrage stratégique : c’est la liaison habituelle entre les deux villes. Le Guiers sépare à nouveau brutalement ceux qui avaient l’habitude de le traverser.[7]

Après juin 1940

Vivre sans pont, puis reconstruire.

Le franchissement doit être rétabli au plus vite. Les récits évoquent d’abord un bac et des passages provisoires. Charat décrit une passerelle légère en bois entre le passage Saint-Félix et la berge située sous l’entrepôt des tabacs. Elle ne dure que quelque temps avant d’être emportée par une crue. Un ouvrage métallique provisoire permet ensuite de rétablir une liaison pendant la reconstruction du pont de pierre.[7], [1]

Un passage provisoire sur le Guiers. Une passerelle légère remplace temporairement le franchissement habituel. La date précise du cliché n’est pas indiquée.
Un passage provisoire sur le GuiersUne passerelle légère remplace temporairement le franchissement habituel. La date précise du cliché n’est pas indiquée.

Les crues compliquent aussi le chantier définitif. Charat cite une première entreprise, celle de M. Bernasconi, puis l’entreprise Ravier de Chambéry, ainsi qu’un travail poursuivi en deux équipes. La photographie de reconstruction montre une arche neuve, des installations de chantier et un passage provisoire au-dessus de l’ouvrage.[7], [1]

Reconstruire après 1940. La photographie montre l’arche en chantier, avec un passage provisoire installé au-dessus.
Reconstruire après 1940La photographie montre l’arche en chantier, avec un passage provisoire installé au-dessus.

Charat, suivi par le dossier de visite, indique une remise en circulation en août 1941. Mais son récit comporte une incohérence dans l’enchaînement des dates du chantier. Cette indication est donc conservée comme celle du récit publié, sans en faire une date de réception définitivement vérifiée. Le pont que l’on traverse aujourd’hui succède à l’ouvrage détruit en 1940 ; il ne doit pas être confondu avec lui.[7], [1]

Années 1990–1997

Un deuxième pont pour d’autres circulations.

À la fin du XXe siècle, l’histoire du franchissement prend une autre direction. Les projets municipaux présentés dans les années 1990 associent réaménagement du centre et création d’un nouveau pont en aval. Il ne s’agit pas de reconstruire une nouvelle fois le pont historique, mais de donner à la circulation une autre traversée du Guiers.[9]

Dans la rubrique « Le deuxième PONT », le bulletin municipal suit le chantier et publie un profil de l’ouvrage à deux arches. L’une des pages annonce une mise en service prévue pour le début de l’été 1997, avec des travaux d’accès à engager dès le début de l’année. Cette échéance est celle annoncée pendant les travaux ; la page ne donne pas une date d’inauguration effective.[9]

Le chantier du deuxième pont. Le bulletin annonce une mise en service au début de l’été 1997. Cette photographie documente le chantier, non son inauguration.
Le chantier du deuxième pontLe bulletin annonce une mise en service au début de l’été 1997. Cette photographie documente le chantier, non son inauguration.

La mémoire du lieu, jusqu’à aujourd’hui

Le pont reste un lien.

Après les conflits et les reconstructions, le pont demeure un sujet de récits, de chansons et de dessins. La Complainte du pont du Guiers, attribuée à Pierre Du Goûté dans le dossier historique, en fait un personnage de la mémoire locale. Le texte poétique dit l’attachement au lieu ; il n’est pas utilisé ici comme preuve de chaque épisode historique.[10]

La Complainte du pont du Guiers. Le pont devient un personnage de la mémoire locale. La date de cette reproduction n’est pas indiquée.
La Complainte du pont du GuiersLe pont devient un personnage de la mémoire locale. La date de cette reproduction n’est pas indiquée.

Les parcours de découverte ont eux aussi appris à relier les deux villes. Une carte publiée dans Le Tambour de Ville présente un ancien circuit d’environ une heure, conçu par les offices de tourisme Val Guiers et Vallons du Guiers avec le soutien de l’association des mémoires des Pays du Guiers. Elle associe des points d’intérêt sur les deux rives. C’est un document de l’histoire des visites, et non le plan du parcours actuel.[11]

Découvrir ensemble les deux Pont. Un ancien parcours patrimonial reliait déjà les points d’intérêt des deux rives. Ce plan n’est pas celui de la visite en cinq étapes.
Découvrir ensemble les deux PontUn ancien parcours patrimonial reliait déjà les points d’intérêt des deux rives. Ce plan n’est pas celui de la visite en cinq étapes.

Sur cette dernière étape, regarder le pont revient donc à regarder les deux Pont ensemble : deux communes, des quartiers différents, mais une rivière et des passages communs. La promenade peut continuer sur la rive iséroise, sans perdre le fil de l’histoire commencée côté Savoie.

Les deux rives réunies dans un dessin. Le pont et les maisons du Guiers dans un panorama ancien. Le dessin n’est pas daté.
Les deux rives réunies dans un dessinLe pont et les maisons du Guiers dans un panorama ancien. Le dessin n’est pas daté.

Regarder aujourd’hui

Deux rives, un même paysage.

01

Le passage et ses rues

Observez la manière dont le pont se prolonge dans les rues des deux villes. Les cartes postales du récit permettent de comparer les perspectives et les façades.

02

Le pont reconstruit

Distinguez l’ouvrage actuel du pont en dos d’âne des photographies du XIXe siècle et du deuxième pont construit en aval.

03

Le Guiers

Restez sur l’espace piéton pour observer les berges. Il n’est pas nécessaire de descendre dans le lit de la rivière pour découvrir cette histoire.

Références et crédits

Les numéros du récit renvoient aux références ci-dessous. Les dates des événements, des publications et des photographies sont distinguées. Les divergences entre les récits ne sont pas transformées en certitudes.

  1. 1 · Récit de visite
    Le pont François 1er : quatre siècles de rivalités, de barrières et de renaissances

    Document transmis en septembre 2026, six pages : texte aux pages 1–2 et neuf illustrations aux pages 2–6. Les datations de 1885 et de 1905 sont celles des légendes. Ce document propose un récit de visite, sans apparat archivistique complet.

  2. 2 · Histoire du lieu
    Dossier historique du pont et de la frontière

    Synthèse déjà utilisée pour cette étape : charte de 1288, transferts territoriaux, circulation, Mandrin, bornes, rattachements et passages princiers. Les attributions incertaines restent signalées dans le récit.

  3. 3 · Histoire locale · 1956
    Philippe Charat — La séparation des deux rives

    Le Pont-de-Beauvoisin, ses légendes historiques, ses vieilles coutumes, 1956, notamment p. 43–44 : accord de 1376, règlement de 1377, communautés et querelles d’entretien du pont. Numérisation transmise en trois parties.

  4. 4 · Histoire locale · 1956
    Philippe Charat — Mariages de princes

    Même ouvrage, p. 65–67 : Marie-Adélaïde de Savoie en 1696, réceptions de 1771, 1773 et 1775. Les descriptions des cortèges et des cérémonies sont attribuées à ce récit local.

  5. 5 · Document reproduit · 1808
    Demande de réunion des deux Pont

    Correspondance datée du 6 avril 1808 et mémoire reproduits par Charat à partir de la p. 105. Le document examine plusieurs formes de réunion et leurs conséquences ; il ne constitue pas la preuve d’une fusion accomplie.

  6. 6 · Histoire et documents reproduits · 1956
    Philippe Charat — Les déboires du pont

    Même ouvrage, p. 128–136 : péage, conférence de 1451, chantiers de 1518 et 1526, bacs, édit de 1536, lettres de 1582–1583, bornes et élargissement. Charat place une transformation en 1894 ; le dossier de visite mentionne une adjudication en 1892. Ces repères sont distingués.

  7. 7 · Mémoire de la guerre et de la reconstruction
    Le 23 juin 1940 et les franchissements provisoires

    Témoignage local publié en 1980, déjà associé à cette page ; récit de Charat, p. 138–145, et dossier de visite. Aux p. 144–145, Charat emploie le nom « pont Bailey », mentionne un abandon de chantier au 1er décembre 1941 puis une remise en circulation en août 1941. Cette incohérence interne ne permet pas d’arrêter sans réserve la succession des phases, le type du pont métallique ou la date de réception. Le récit public distingue l’événement certain de la destruction des indications publiées sur la reconstruction.

  8. 8 · Photographies et dessins
    Les vues anciennes du pont et du Guiers

    Reproductions transmises de publications locales : vue explicitement datée de 1875, voiture hippomobile et panorama dessiné. Les dates de publication ne sont pas prises pour les dates des clichés. Les trois reproductions en double dans l’ancienne galerie ont été regroupées avec les vues correspondantes du dossier de visite.

  9. 9 · Publications municipales · années 1990
    Contrat de Petite Ville et « Le deuxième PONT »

    Le Tambour de Ville : programme de 1991, documents « Pont demain », puis suivi du chantier. La page photographiée sous le numéro 14866 annonce une mise en service au début de l’été 1997 et des travaux d’accès au début de 1997. L’année exacte de parution et l’ouverture effective ne sont pas établies par cette seule page.

  10. 10 · Mémoire du lieu
    La Complainte du pont du Guiers

    Reproduction transmise, attribuée à Pierre Du Goûté dans le dossier historique. Date de composition non établie ici. Le poème est présenté comme un témoignage d’attachement au lieu, sans servir de chronologie factuelle.

  11. 11 · Histoire des visites
    « Notre patrimoine » — Un ancien parcours des deux villes

    Le Tambour de Ville, page photographiée sous le numéro 14885. Circuit annoncé pour une durée d’environ une heure, réalisé par les offices de tourisme Val Guiers et Vallons du Guiers avec le soutien de l’association des mémoires des Pays du Guiers. Il ne remplace pas l’itinéraire actuel.

Crédits des illustrations

  • Le pont ancien entre les deux rives — Dossier de visite « Le pont François 1er », transmis en septembre 2026. Page 2. Photographe ou auteur non indiqué.
  • Le pont et le Guiers en 1875 — Reproduction d’une publication locale, légendée « Photo prise en 1875 ». Photographe ou auteur non indiqué.
  • Le pont de pierre en 1885 — Dossier de visite « Le pont François 1er », transmis en septembre 2026. Page 3. Photographe ou auteur non indiqué.
  • Au sommet du vieux pont — Dossier de visite « Le pont François 1er », transmis en septembre 2026. Page 3 ; Philippe Charat, 1956, p. 128. Photographe ou auteur non indiqué.
  • Le pont dans le paysage des deux villes — Dossier de visite « Le pont François 1er », transmis en septembre 2026. Page 4. Photographe ou auteur non indiqué.
  • Le pont et la rue Gambetta en 1905 — Dossier de visite « Le pont François 1er », transmis en septembre 2026. Page 4. Carte postale, crédit d’origine conservé dans l’image.
  • Une voiture hippomobile sur le pont — Carte postale reproduite dans une publication locale. Photographe ou auteur non indiqué.
  • Les destructions de 1940 — Dossier de visite « Le pont François 1er », transmis en septembre 2026. Page 6. Photographe ou auteur non indiqué.
  • Les rives après l’explosion — Dossier de visite « Le pont François 1er », transmis en septembre 2026. Page 6 ; photographie également reproduite par Philippe Charat. Photographe ou auteur non indiqué.
  • Un passage provisoire sur le Guiers — Dossier de visite « Le pont François 1er », transmis en septembre 2026. Page 5. Photographe ou auteur non indiqué.
  • Reconstruire après 1940 — Dossier de visite « Le pont François 1er », transmis en septembre 2026. Page 5, légendée « Reconstruction du pont après sa destruction en 1940 ». Photographe ou auteur non indiqué.
  • Le chantier du deuxième pont — Le Tambour de Ville, « Le deuxième PONT (suite) », photographie de la page transmise sous le numéro 14866. Date de parution non visible. Photographe ou auteur non indiqué.
  • La Complainte du pont du Guiers — Document transmis sous le titre « La Complainte du Pont du Guiers », attribué à Pierre Du Goûté dans le dossier historique.
  • Découvrir ensemble les deux Pont — Le Tambour de Ville, « Notre patrimoine ». Offices de tourisme Val Guiers et Vallons du Guiers, avec le soutien de l’association des mémoires des Pays du Guiers. Date de la page non visible.
  • Les deux rives réunies dans un dessin — Dessin reproduit dans une publication municipale, sur une page de vœux. Auteur non identifié ; la date du dessin est distincte de celle de sa publication.

Les illustrations ont été fournies pour cette visite. Les droits d’utilisation ont été déclarés par le contributeur ; les attributions connues sont conservées ci-dessus. Aucun document d’origine n’est supprimé par cette mise à jour.

↗

Les deux rives du Guiers

L’histoire continue sur l’autre rive.

Vous avez atteint la dernière étape du parcours savoyard. Poursuivez vers la rive iséroise pour continuer la découverte des deux Pont, selon la signalétique et les indications disponibles sur place.

Étape précédente : Les Carmes

Une image de l’histoire du pont

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