Une demeure transformée
Depuis la rue, prenez le temps de lire l’organisation de la façade. Le corpus décrit plusieurs périodes de construction, pas un chantier unique.
Derrière les murs, plusieurs siècles de savoir-faire.
Vous êtes ici · L’essentiel
La Maison Rivoire s’est formée au fil des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Elle conserve une porte ancienne, des boiseries, des cheminées et un décor peint de style pompéien. Son terrain est relié à la terrasse occidentale de l’église par la passerelle à pans de bois dite des Carmes. La maison, hors parc, et la passerelle sont inscrites au titre des Monuments historiques depuis 1991.
Une propriété privée. La découverte libre se fait depuis l’espace public. Les décors intérieurs, les jardins et la galerie ne sont pas annoncés en accès libre. N’empruntez pas la passerelle sans autorisation ou indication des organisateurs.
Prenez le temps de regarder
Depuis la rue, prenez le temps de lire l’organisation de la façade. Le corpus décrit plusieurs périodes de construction, pas un chantier unique.
Repérez la relation du quartier avec l’église et ses terrasses. Ne franchissez aucun accès fermé pour chercher la passerelle.
Boiseries, cheminées et peintures pompéiennes expliquent la protection de la maison, mais leur découverte suppose une visite intérieure autorisée.
Pour les curieux
La notice Mérimée du ministère de la Culture situe la partie ancienne de la maison au XVIIe siècle et décrit des remaniements et agrandissements aux XVIIIe et XIXe siècles. Une porte d’entrée à panneaux est notamment attribuée au XVIIe siècle.
Il n’existe pas, dans les sources réunies, de date unique pour l’ensemble du bâtiment. La maison se comprend comme une demeure évolutive. Les datations précises de chaque décor et de chaque pièce restent à documenter.
La protection patrimoniale retient les cheminées, boiseries, trumeaux, dessus-de-portes en bas-relief et le décor peint intérieur de style pompéien. Ce dernier renvoie au goût pour les décors antiques, sans qu’une datation détaillée de chaque peinture soit fournie dans la notice publique.
Les campagnes photographiques patrimoniales documentent façades, escalier, peintures, salon et médaillons décoratifs. Ces photographies officielles ne sont pas reproduites ici : elles ne font pas partie des images autorisées du corpus fourni. Les références de leurs notices figurent dans le dossier documentaire.
L’arrêté du 22 novembre 1991 inscrit la Maison Rivoire, à l’exclusion du parc, ainsi que la passerelle dite des Carmes. La formulation exacte est « inscrite au titre des Monuments historiques », et non « classée ».
La notice mentionne les parcelles A 490, 529, 531 et 532 au moment de la protection. Elle distingue la maison, propriété privée, de la passerelle, propriété de la commune. L’exclusion du parc de cette protection ne signifie pas qu’il est librement accessible.
La façade sur jardin possède une galerie en bois documentée par les photographies patrimoniales de 1990. La relation avec l’église est encore plus singulière : le terrain de la maison est relié à la terrasse ouest des Carmes par une passerelle à pans de bois.
Ce lien matériel réunit patrimoine civil et religieux. Il n’établit pas, à lui seul, l’existence d’un accès public ni d’un souterrain sous la Maison Rivoire. Le cheminement de la visite passe d’abord par Saint-Félix, puis remonte vers l’église par le jardin suspendu suivant les indications sur place.
Le Département de la Savoie documente des travaux achevés en 2021 : réfection des toitures de l’ancienne magnanerie et du bâtiment « les Galeries », accompagnée de travaux de zinguerie.
Une magnanerie est un bâtiment destiné à l’élevage du ver à soie. Cette présence rapproche la propriété de l’histoire régionale de la sériciculture. Elle ne prouve pas une relation avec l’usine textile Rivoire de l’autre rive, ni avec les industriels Alexis ou Aimé Rivoire.
Le patronyme apparaît dans plusieurs périodes de l’histoire locale. La tradition documentaire associe Louis de Rivoire, seigneur de Domessin, à la fondation d’un hôpital en 1364. D’autres Rivoire sont connus dans l’histoire textile ou notariale.
Aucune des sources réunies ne permet pourtant d’en déduire une propriété continue de la maison depuis le Moyen Âge, ni d’attribuer cette demeure à Alexis ou Aimé Rivoire. L’origine du nom et la chaîne de ses propriétaires demandent un dépouillement des actes notariés, des matrices cadastrales et du dossier de protection D/1/73/13.
Le plan signé G. Cholat en 1930 et le texte de l’abbé Émile Allard daté de juillet 1981 décrivent source, galerie, grotte et cheminement de l’eau vers le lavoir. Ils éclairent l’environnement immédiat des Carmes et de la passerelle.
Ils ne permettent pas de situer le souterrain sous la Maison Rivoire. À l’étape suivante, ces documents deviennent les guides de lecture d’un patrimoine hydraulique et d’un ancien pèlerinage.
Le temps long
Le parc est exclu de la protection.
Les traces du passé
Ces deux vues montrent l’environnement des Carmes et du Guiers. Elles ne sont pas des photographies certifiées de la façade de la Maison Rivoire.

Bandeau photographique de la rubrique « Pont et son histoire ». Date de prise de vue non donnée ; ne pas identifier arbitrairement chaque maison.
Corpus iconographique fourni par le porteur du projet. Auteur du cliché ou de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-P14494-X01
Extrait de la couverture du Tambour de Ville, n° 69, janvier 2022. L'église apparaît derrière le passage à garde-corps en bois ; une partie du titre imprimé subsiste en haut.
Corpus iconographique fourni par le porteur du projet. Auteur du cliché ou de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-P14479-X01Des femmes, des hommes, des savoir-faire
Le signataire du relevé de Saint-Félix en 1930 ; son identité complète reste à établir.
Son texte de 1981 décrit la source et les traditions du quartier.
Une histoire, avec ses nuances
Le parc est explicitement exclu de l’inscription de 1991. La passerelle, en revanche, est incluse.
L’homonymie ne constitue pas une preuve de lien industriel, familial ou foncier.
Récit consolidé à partir des dossiers historiques transmis en septembre 2026. Les témoignages, traditions et hypothèses ne sont pas assimilés à des faits établis. Les liens externes ne téléchargent aucun document automatiquement.
Datations, décors, propriété et inscription du 22 novembre 1991 : maison hors parc et passerelle des Carmes.
Consulter la référence externe ↗Campagne patrimoniale de 1990. Images non reproduites : les droits du corpus ne s’étendent pas à ces photographies externes.
Consulter la référence externe ↗Travaux de toiture de la magnanerie et des Galeries achevés en 2021, cités dans le pack.
Consulter la référence externe ↗CONTENU_MAISON_RIVOIRE.md et SOURCES_MAISON_RIVOIRE.md. Le nom, les propriétaires et les liens industriels restent des questions ouvertes.
Plan du corpus ; conserver l’annotation « imagination fantaisiste » et ne pas le transformer en topographie actuelle.
Ouvrir le document du corpus →Description du souterrain, traditions du pèlerinage et hypothèse d’un culte plus ancien.
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