Le relief du quartier
La source, les terrasses et le chœur des Carmes composent plusieurs niveaux. Regardez les lieux depuis les espaces ouverts, sans chercher à entrer dans les galeries.
Vous êtes ici · L’essentiel
Derrière les Carmes, Saint-Félix associe une source, des galeries et un ancien pèlerinage. Le relevé de G. Cholat, daté de 1930, décrit un bassin, des portes et une conduite vers le lavoir public. La même eau servait à la vie quotidienne et était réputée bénéfique pour les yeux : une croyance historique, pas une propriété médicale démontrée.
À découvrir depuis les espaces autorisés. Cette page n’invite pas à entrer dans les souterrains ni à consommer l’eau. Respectez les fermetures et les indications des organisateurs. La descente puis la remontée ne sont pas présentées comme un itinéraire accessible à tous.
Prenez le temps de regarder
La source, les terrasses et le chœur des Carmes composent plusieurs niveaux. Regardez les lieux depuis les espaces ouverts, sans chercher à entrer dans les galeries.
Le plan de 1930 fait apparaître un tube en fer vers le lavoir public : l’eau du pèlerinage était aussi celle des tâches quotidiennes.
Comparez ce que vous voyez au dessin ancien. Celui-ci n’est ni un plan de sécurité ni la preuve que ses prolongements sont praticables.
Pour les curieux
Le relevé « Grotte St Félix — anno 1930 », signé G. Cholat, représente source, galerie étroite, murs de pierre, ancienne porte en fer, grotte, bassin et évacuation vers le lavoir. Pour une partie du souterrain, il indique environ un mètre de haut et 0,70 mètre de large.
En juillet 1981, l’abbé Émile Allard décrit lui aussi un tunnel de ces dimensions sous le chœur de l’église. La concordance de ces deux documents renforce la description du réseau, sans transformer l’ensemble du dessin en relevé topographique certifié.
Le mot « piscine » désigne ici vraisemblablement un bassin ou une retenue d’eau, et non une piscine au sens moderne. Le dessin montre aussi une murette, une entrée et une porte donnant sur l’escalier vers le lavoir.
Une annotation « imagination fantaisiste » figure près d’un prolongement dessiné. Elle doit rester visible et nous rappelle que toutes les branches du plan ne sont pas confirmées. Ce document historique ne peut pas servir de carte de circulation actuelle.
Le plan porte la mention d’un tube en fer écoulant l’eau au lavoir public. Saint-Félix n’était donc pas uniquement un lieu de dévotion : le captage, les canalisations et le bassin appartiennent aussi à l’histoire domestique du bourg.
Cette superposition est la singularité du lieu : eau naturelle, eau associée au culte, eau réputée guérisseuse selon la croyance populaire, mais aussi eau du linge et des usages quotidiens.
Les sources locales rapportent un ancien pèlerinage. Au milieu du XIXe siècle, il aurait encore réuni environ 300 à 400 personnes selon la présentation communale. Les pèlerins honoraient des reliques attribuées à saint Félix et recherchaient une eau réputée bénéfique pour les maladies des yeux.
Une tradition décrit l’échange d’une fiole d’huile, destinée aux lampes de l’église, contre de l’eau emportée depuis la source. Cette pratique relève du patrimoine religieux et populaire. Aucune efficacité thérapeutique de l’eau n’est établie par les documents du parcours.
Plusieurs traditions se superposent. Certaines présentations locales rapprochent le saint du pape Félix Ier. Le témoignage d’Émile Allard, en 1981, évoque au contraire un prêtre de l’Église de Rome martyrisé vers 303 sous Dioclétien.
En l’absence d’un document authentifiant précisément les anciennes reliques, l’identification reste ouverte. Il serait trompeur de retenir un personnage, des dates ou un statut de martyr comme une certitude.
G. Cholat dessine plusieurs éléments nommés « pierres tombales ». L’un d’eux semble porter la date 1639. Leur présence sur le relevé est documentée ; leur provenance et leur fonction ne le sont pas.
S’agit-il de dalles restées en place, d’éléments issus de l’église ou de remplois ? Le corpus ne permet pas de trancher. Il ne faut donc pas présenter le souterrain comme une crypte funéraire démontrée.
Un second relevé de G. Cholat porte l’intitulé « Caveau — ouvert en 1931 (nov.) ». Il montre une chambre funéraire, un cercueil, des amas d’ossements, plusieurs coupes et un escalier de pierre de six marches. Les dalles retirées dans le sol du chœur y sont représentées.
Le caveau et le réseau de Saint-Félix occupent un même secteur. Aucun document retrouvé ne prouve qu’un passage les reliait. Le détail du caveau est présenté dans la page des Carmes.
Émile Allard suggère en 1981 que la source pourrait avoir fait l’objet d’une vénération antérieure au christianisme. Il s’appuie sur le rôle général des cultes de l’eau et leur possible christianisation.
C’est une hypothèse locale, pas une découverte archéologique à Saint-Félix. Aucune preuve spécifique n’a été identifiée dans le corpus. La chronologie complète des restaurations de la fontaine, des galeries et du lavoir reste également à établir.
Le temps long
Lecture apparente d’une pierre dessinée en 1930, pas datation du réseau.
Les traces du passé

La fontaine Saint-Félix auprès d'une porte, sur une reproduction de La Savoie pittoresque. Date du cliché original non donnée.
Corpus iconographique fourni par le porteur du projet. Auteur du cliché ou de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-P14378-X02
Plan attribué à G. Cholat et daté 1930. L'annotation « imagination fantaisiste » invite à ne pas traiter tous les prolongements dessinés comme une topographie vérifiée.
Corpus iconographique fourni par le porteur du projet. Auteur du cliché ou de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-P14379-X01
Vignette imprimée en tête de la rubrique « La Fontaine Saint-Félix dans le jardin du Presbytère ».
Reproduction de l’ouvrage recueilli et imprimé par Philippe Charat, 1956. Corpus fourni par le porteur du projet ; auteur de l’illustration non identifié.
Voir le document source PBV-L3-P028-X01Des femmes, des hommes, des savoir-faire
Signataire du plan de 1930 et du relevé du caveau de novembre 1931. Son identité complète reste à préciser.
Auteur du texte de juillet 1981 sur la source, les pèlerins et les traditions.
Un patrimoine collectif : le rituel de l’huile et de l’eau, transmis par la mémoire locale.
Une histoire, avec ses nuances
Le plan décrit source, galerie, bassin et conduite vers le lavoir. Certains prolongements dessinés restent à considérer avec prudence.
Cette réputation appartient à l’histoire du pèlerinage. Ce n’est pas une efficacité médicale démontrée.
La proximité des deux ensembles ne prouve pas leur communication.
Récit consolidé à partir des dossiers historiques transmis en septembre 2026. Les témoignages, traditions et hypothèses ne sont pas assimilés à des faits établis. Les liens externes ne téléchargent aucun document automatiquement.
Plan du corpus ; conserver l’annotation « imagination fantaisiste » et ne pas le transformer en topographie actuelle.
Ouvrir le document du corpus →Description du souterrain, traditions du pèlerinage et hypothèse d’un culte plus ancien.
Ouvrir le document du corpus →Relevé avec coupes, escalier, cercueil et dalles du chœur. Aucune communication avec la source n’est démontrée.
Ouvrir le document du corpus →Pèlerinage, réputation de l’eau et présentation du lieu, cités dans le pack.
Consulter la référence externe ↗CONTENU_SOURCE_SAINT_FELIX.md et SOURCES_SOURCE_SAINT_FELIX.md. Distinction entre documents, traditions et hypothèses.