Des origines au XVIIIe siècle
Une source au pied des Carmes.
L’histoire de Saint-Félix commence par l’eau qui surgit sous le quartier des Carmes. Dans son livre de 1956, Philippe Charat la décrit sortant de la molasse par saccades régulières et abondantes. Il rapporte aussi qu’Aymard du Rivail la citait parmi les eaux minérales romaines réputées. Cette évocation d’une origine très ancienne appartient aux récits du lieu : elle ne fournit pas, à elle seule, une datation archéologique de la source ou de son aménagement.[1]
Au XVe siècle, l’installation des Carmes donne au quartier une nouvelle organisation. L’église, le couvent, les jardins et les terrains cultivés occupent des niveaux différents au-dessus du Guiers. Saint-Félix s’inscrit dans cet ensemble : un escalier de pierre descend vers l’eau, tandis que le pont couvert des Carmes franchit le passage. Le récit de visite le présente comme une liaison des religieux vers leurs champs et leurs vergers.[2][3]
La mappe sarde reproduite dans le document des Carmes, et datée de 1729 par sa légende, permet de replacer ces bâtiments et leurs terrains dans le quartier. Elle éclaire l’organisation des lieux ; elle ne donne pas la date de construction de chacun des passages que l’on y reconnaît.[3]




